Mon Carnet Déco

Mon Carnet Déco

Epuisement maternel et Burn-out

Ici, on parle de ce qui nous touche, nous fait plaisir, ou nous rend triste... Et on y parle burn-out et épuisement maternel.


Le cri d alarme des mères épuisées sur France 2 : j ai participé à l émission

Bonjour à vous,

Il y a quelque temps, j’ai eu une proposition dont je ne savais pas ce que je devais faire. Une journaliste m’a envoyé un mail pour me proposer de venir sur le plateau de l’émission « ça commence aujourd’hui », sur France 2, pour parler de mon burn-out maternel.

 

Je n’aime pas du tout m‘exposer, vous le savez bien, je ne partage ici rien de ma famille ou de mes enfants, et l’idée d’être filmé me stressait beaucoup.


Mais, parce qu’il y a un mais, l’idée de parler, à l’échelle d’une émission de télévision, d’un sujet qui me tient tellement à cœur, a pris le dessus. D’autant plus que la journaliste qui m’a contacté par téléphone à plusieurs reprises est d’une bienveillance et d'une gentillesse incroyable. Petit à petit, l’idée fait son chemin.

 

 

CACOMMENCEAUJOURDHUI

 


La raison pour laquelle j’ai parlé de mon burn-out ici, sur mon blog, était de faire connaître ce mal, même pour une seule personne. J’ai tellement longtemps cherché ce qui m’arrivais, car je le répète, ce n'est pas une dépression.

 

Quand j’ai découvert ce qu’était le burn-out, mon soulagement était tellement immense (non, je n’étais pas folle !), que je souhaitais, à mon petit niveau, pouvoir faire la même chose pour quelqu’un d’autre.


Et cette proposition pouvait répondre à ce besoin, cette envie.
C’est pourquoi j’ai accepté. même si je déteste me voir en photo, et pour le coup, encore plus en vidéo.


Ça n'a pas été facile pour moi, j'ai beaucoup stressé et j'ai failli annuler jusqu'à la dernière minute.

 

Ce fut une journée intense en émotions. Entendre ces femmes dire des mots qui auraient pu sortir de ma bouche était à la fois troublant et rassurant. Revoir cette souffrance par laquelle je suis passé, et ainsi voir le chemin accomplis depuis. Être heureuse et fière d’en être sorti, tout en ne regrettant rien de cet épisode, certes douloureux, mais au combien important par rapport à ma vie actuelle.

 

Sur le plateau, bienveillance, quête de compréhension. Je ne regrette pas.Je me suis sentie très proche d'Audrey, j'aurai aimé avoir le temps d'échanger un peu plus avec elle.

 

Mais je suis en peine quand je vois certains commentaires terriblement méchant et sans aucune empathie, qui ont été rédigés sous le post facebook de l'émission. Et je suis également peinée de voir le nombre d'appel à l'aide lancé par des mamans en détresse... Il y  encore du travail pour changer l'image de la maman au foyer. C'est pourquoi il faut continuer d'en parler.


Je vous laisse regarder, mon témoignage arrive en deuxième partie d’émission.


Cliquez sur le lien en rose pour la vidéo en replay.

 

 

Le cris d’alarme des mères épuisées "ça commence aujourd’hui" sur France 2.




Suite à cette émission, j’ai été contacté par plusieurs mamans, dont une qui m’a dit avoir vu cette émission par hasard, en venant voir sa maman qui la regardait, et avoir enfin découvert de quoi elle souffrait. Comme elle le dit, il n’y a pas de hasard… J’ai donc rempli ma mission, et j’en suis heureuse.



Je vous dis à très vite !

 

 

http___signatures.mylivesignature.com_54493_181_B024C332F24A718A93D95F2C63E9C0CF.png

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer


09/10/2017
36 Poster un commentaire

Mon Burn out : 2 ans après

Bonjour à vous !

Il y a deux ans, quand j’ai ouvert mon blog, j’étais en plein burn-out.

 

Ouvrir ce blog était pour moi une thérapie, une façon de me sortir de cette espèce de cycle infernal de quête de la perfection dans lequel j’avais sombré.

 

Je vous en ai d’ailleurs parlé dans mon billet "La quête de la perfection ou le burn-out » (qui a d’ailleurs été repris en partis dans un article sur  les mères parfaites dans le journal Le Monde).


Cet état de burn-out, même s’il a été terrible, a eu, à long terme, un aspect plutôt bénéfique sur ma vie actuelle.

 

mon apres burn out . www.mon-carnet-deco.com


Il m’a ouvert les yeux sur une foule de choses dont je n’avais absolument pas conscience.


Le fait est que l’on a tous, un jour, voulu être différent. Plus grand, plus fin, plus malin, plus doué…


On a en fait l’impression que de changer quelque chose dans notre apparence, notre culture, ou notre savoir, ferait de nous quelqu’un de différent. De mieux.


Mais le problème, c’est qu’à se focaliser sur ces prétendus manques, nous oublions de voir ce qu’il y a de bien en nous… On se déprécie.


Quand j’ai commencé à aller mieux, j’ai longtemps eu la sensation d’être sur un fil, à vingt mètres du sol, et sans filets.

 

Comme si la moindre petite chose pouvait me faire replonger.

 

Mais je ne veux pas sombrer à nouveau.

 

il m'a donc fallu regarder les choses en face, et réfléchir profondément à ce qui m'a fait en arriver là. Et faire en sorte de ne pas recommencer les mêmes erreurs... Cela m'a demandé des mois, de longs mois, avant de commencer à voir une différence.

 

Mais petit à petit, le changement se crée. Pas à pas... Je m'écoute, et apprends à voir les signes, et j'opère alors des changements dans ma façon d'être, et pratique la méthode Coué.


J’apprends à voir ce que je suis réellement, et pas ce que je pensais être.


J’apprends à accepter ce que je suis, et non plus à vouloir être quelqu’un d’autre.


C’est comme un cheminement, long et sinueux, mais qui renforce mes défenses à chaque pas.



« Certains croient que tenir bon nous rend plus forts, mais, parfois, le plus dur est de lâcher prise ». – Hermann Hesse


Par exemple, j’ai toujours admiré ces personnes pour qui tout semble simple, qui ne se posent pas de questions, et fonctionnent à l’instinct.

 

Je ne suis pas comme ça.

 

Tout est pour moi source de questionnement, je dois analyser, disséquer, étudier la moindre prise de décision, tout comme j’ai l’impossibilité de m’empêcher d’analyser les êtres humains. C’est un état de fait qui me faisait assez souffrir.


J’ai essayé longtemps de lutter contre ça, mais dans cette phase de reconstruction d’après-burn-out, j’ai fini par accepter ces aspects de ma personnalité.


Et le fait est que, depuis que j’ai appris à vivre avec, cette capacité s'est développée, et maintenant que je ne lutte plus contre, j’en ai même fait un atout.

 

Je m’écoute, et j’écoute mon opinion sur les autres. Je me fais ma propre opinion : je me fais confiance (je suis sur la bonne voie). Je n’écoute surtout plus jamais ceux qui me disent d’arrêter de me poser des questions. Parce que c’est ma façon de fonctionner, ça fait partie de moi.

 

Nous sommes tous différents.

 

Nous avons chacun notre façon de fonctionner...

Un autre aspect positif de ce que m’a apporté le burn-out, c’est une capacité plus grande à sortir de ma zone de confort, à prendre des risques. Parce qu'après ça, j'ai appris à relativiser les choses.


Depuis que je suis ado, je rêve de faire un métier de création, d’avoir une boutique à moi, mais je me suis toujours trouvé des excuses pour ne surtout pas réaliser ce rêve.

 

Pensez-vous! Et si je me trompais ? Et si ça ne marchait pas ?? Et si c’était un échec ??? Non, je ne peux pas me permettre ça, j’ai des enfants, une maison…


Mon burn-out m’a appris une chose : c’est que quand on s’en donne les moyens, on peut vraiment sortir de situations qui peuvent paraître désespérées… Il faut avancer étape par étape. Un pas après l'autre...

 


« Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faite-le un peu chaque jour ». Confucius


Je ne vous cache pas que pendant la période la plus noire de mon burn-out, j’ai eu des idées on ne peut plus sombre. Mais  j’ai réussi à donner l’impulsion nécessaire pour remonter à la surface, en me créant un projet (mon blog à l’époque).

 

C'est important un projet.

 

Ça porte, un projet....

 

Et au fur et à mesure du temps, les choses m’ont paru plus claires. Il faut garder courage... Avancer à petit pas. Ne pas être pressé...


Vivre, c’est prendre des risques, se tromper, essuyer des échecs, tomber, mais c’est surtout se relever, apprendre de ses erreurs pour ne pas les refaire, écouter les voix bienveillantes de ceux qui nous accompagnent sur ce chemin.

 

Et accepter l'échec. C'est normal de se tromper. C'est normal d'échouer. L'échec est une valeur que la société ne nous apprend pas. Il faut juste savoir en tirer les leçons...

« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Winston Churchill



Cela fait maintenant 1 an que je travaille sur un projet qui me tient à cœur, un projet que jamais je n’aurais pensé réaliser un jour. Un projet qui me fait peur, et m’empêche de dormir la nuit, mais surtout un projet qui me porte, m’exalte et me rend impatiente.


Je pense sincèrement que si je n’étais pas passé par cette phase difficile, jamais je n’aurais osé me lancer. Et très sincèrement, je l’aurais regretté.


Alors mon chemin est encore semé d’embûches, mais j’avance, un pas après l’autre, je lâche prise quand avant je me battais contre des moulins à vent, et je me rapproche de mon but. Même s’il risque de se terminer par un échec. On apprend de ces échecs.


Tous mes travers n’ont pas disparu, simplement, maintenant, je fais avec. Et j’avance. Et je ne suis pas devenue non plus une optimiste aveugle, non, c’est mieux : je suis devenue réaliste. Je vois le bon et le mauvais. Parce que ça fait partie de la vie.


Ce blog est d’ailleurs une des marches de mon mieux-être, et je ne sais pas comment faire pour vous remercier d’être là, de me suivre, me soutenir, me laisser des petits mots, je ne pense pas que vous aillez conscience de ce que ça m’apporte…


Enfin, tout ça pour dire que finalement, malgré les souffrances que m’a apportées ce burn-out, je ne regrette pas d’en être passé par là, tout simplement parce que cela m’a permis de mieux me connaître, et surtout de m’accepter… En tout cas, disons que je suis sur la bonne voie.

 


« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. » René Char

 



Je vous dis à très vite !

 

 

http___signatures.mylivesignature.com_54493_181_B024C332F24A718A93D95F2C63E9C0CF.png

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer


06/03/2017
75 Poster un commentaire

Wonder maman : la bienveillance envers les autres, commence par soi même…

Bonjour à vous !

 

Il y a quelque temps, j’ai partagé avec vous un article qui me tenait vraiment à cœur, sur le burn-out

Aujourd’hui, je vais vous parler des leçons que j’en ai tirées… Car même si mon burn-out a été un moment terrible à passer, j’en ai tiré du positif…

 

burn out être bienveillant envers soi

 

Pour rappel, le burn-out est un processus du corps qui nous affecte quand on est en surmenage, physique et psychologique… Il nous « déconnecte » pour notre survie…

 

Je me suis vu tellement épuisée, dés le pied posé par terre le matin… Non, en vérité, même avant… Dès l’œil ouvert, j’entendais mes enfants crier et faire du bruit dans leur chambre, et là, je me demandais comment j’allais pouvoir affronter cette énième journée, alors que j’étais déjà sans énergie…

 

Puis, est arrivé ma période déconnexion… Comme si j’étais à l’extérieur de mon corps, et que plus rien ne m’atteignais…  Je m’occupais de mes enfants, certes, mais pas comme je l’aurais dû… Je n’étais plus touchée par leurs câlins, ni leurs pleurs, tout me paraissait être une perte de temps fasse à la somme énorme de travail qui m’attendait… j’étais devenu un robot, programmé pour prendre soin de mes enfants, mais sans empathie…

 

J’ai lutté pendant deux longues années contre ce mal qui me rongeait. Lutté… Jusqu'à ce que je me trouve si épuisée, que même parler m’était devenu difficile… Je n’arrivais plus à me défendre… Et je me traitais de moins que rien… Incapable de faire ce que toute maman fait… Et je vous jure, qu’a ce moment là, mes idées sont devenues très noires…

 

Je suis une battante ! Je lutte sans cesse… Mais un jour, j’ai eu un déclic, et je me suis rendu compte que la lutte devenait trop difficile… Alors je me suis laissé couler… Pour de bon. Je me suis donné le droit de m’effondrer… Et c’est à partir de là, que j’ai réussi à remonter.

 

Je me donne l’image d’une piscine… Si on surnage, longtemps, luttant pour ne pas sombrer, on finit par couler, épuisé, et incapable de remonter… Alors que si on se laisse couler au fond, on a la possibilité d’y donner une impulsion pour remonter, et on a même la force de rejoindre le bord pour en sortir…

 

Donnez-vous le droit à la faiblesse… Ce n’est pas une faute…

 

Suite à cet épisode qui m’a considérablement renforcée, je vous donne quelques astuces que j’ai mises en place pour essayer de ne pas retomber :

 

La première, c’est de vous considérer comme un enfant. Parlez-vous comme vous parleriez à un enfant ! Jamais vous ne lui diriez « aller, soit plus fort, tu abuses là, tu n’en fais pas assez !!! Tu n’as pas honte d’être si faible !!! » Soyez bienveillant envers vous-même comme vous le seriez avec les autres… Parlez-vous comme à un ami… et appliquez les conseils que vous donnez aux autres…

 

La deuxième, c’est de vous créer une liste de vos priorités… Je ne vous parle pas de votre travail, mais de votre vie. Quelles sont vos priorités pour être heureux ? Notez-les, gardez cette liste précieusement, dans un carnet de bonheur, par exemple, et quand vous commencez à vous sentir débordé de tous côtés, ressortez-là, lisez-là, et appliquez-la…

 

Ensuite, faites une liste de vos projets… Dans l’ordre de priorité, et ne les attaquez qu’un par un… On sait tous cette réputation qu’on les femmes de savoir faire plusieurs choses à la fois, mais je vous assure que de ne vous concentrer que sur une seule chose à la fois, ça nous permet de le faire bien, et surtout, sans épuisement

 

Et enfin, je vous propose de réapprendre la patience… Même si on est dans une société du « Tout ! Tout de suite », patienter, et voir un projet se concrétiser, en appréciant chaque étape, pour finalement le voir aboutir comme nous le souhaitions, c’est une joie sans pareil…

 

Et comme je vous le dis dans le titre, la bienveillance envers les autres commence par soi même… J’apprends à écouter ce qu’on me dit, les compliments qui me sont faits, et j’apprends à faire confiance en ceux qui me les disent…  Arrêtons de penser que tout n’est qu’hypocrisie, et vous allez voir quel poids cela retire de nos épaules déjà bien chargées…

 

Votre regard sur les autres changera, l’empathie arrivera, et ainsi, la bienveillance suivra : celle envers les autres, et celle envers vous-même…

 

Donnez moi votre opinion, vos idées, votre ressenti sur ce sujet, débattons, échangeront… Je vous attends, avec bienveillance…

 

 

Je vous dis à très vite!

 

http___signatures.mylivesignature.com_54493_181_B024C332F24A718A93D95F2C63E9C0CF.png

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer


10/09/2015
56 Poster un commentaire


Google+